Faire preuve d’esprit critique vis à vis du modèle

Modifié par Clemni

Un modèle comporte toujours des limites et il est important d’en tenir compte.

Le modèle n’est pas le réel ; il est donc important de distinguer, parmi les éléments du réel, ceux qui sont modélisés et ceux qui sont absents. Dans le cas de la modélisation numérique ou analogique de la dérive génétique présentée dans l’activité, chaque individu est représenté par une boule de couleur. Cette couleur représente l’expression d’un allèle. La reproduction consiste à transmettre cette couleur de génération en génération avec un nombre aléatoire de descendants (chiffre du dé pour la modélisation analogique). Cela permet de modéliser l’évolution de la fréquence des allèles en fonction du nombre de générations.

Les limites sont les suivantes.

1. De nombreux êtres vivants possèdent des paires de chromosomes portant le même gène, mais des allèles qui peuvent être différents. Ainsi, si on considère un caractère du phénotype, il résulte de l’expression des deux allèles du gène. Pour un gène fictif, il faudrait donc prendre deux couleurs pour représenter les deux allèles de chaque individu. La population de départ aurait alors cet aspect dans le modèle :

2. La descendance est le résultat d’une fécondation. Il faudrait donc fabriquer des gamètes qui contiendraient un des deux allèles au hasard (méiose) pour chaque parent. La descendance possèderait elle-même deux couleurs correspondant aux allèles transmis. De la même façon, on pourrait alors étudier la fréquence des allèles en fonction du nombre de générations.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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